24 octobre 2009
L'Ombre du vent - Carlos Ruiz Zafòn
Zafòn, Carlos Ruiz, L'Ombre du vent, Le Livre de Poche, 2006, 637p. Traduction de François Maspero
4ème de couverture: "Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, " ville des prodiges " marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.
Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon - Daniel Sempere, le narrateur - dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y " adopter " un volume parmi des centaines de milliers.
Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets " enterrés dans l'âme de la ville " : L'Ombre du Vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie."
Mon opinion: bien. C'est à l'occasion d'une de nos journées shopping livre que Lael m'a conseillé ce roman. Et je l'en remercie!
L'Ombre du vent nous plonge au coeur d'une Barcelone d'après guerre énigmatique, où le narrateur Daniel Sempere grandit et découvre la vie et la littérature grâce à un mystérieux livre, écrit par un certain Juliàn Carax, porté disparu. S'enchaine alors une intrigue passionnante et terriblement bien construite happant littéralement le lecteur. Des personnages profonds, hauts en couleur, tous avec un rapport personnel à la littérature évoluent sous les yeux du lecteur dans une mise en abîme remarquablement maîtrisée par l'auteur, servie par une plume d'une grande qualité.
Vous l'aurez compris, chers lecteurs, tous les éléments d'un bon roman sont réunis dans cette oeuvre et je vous conseille vivement de plogner dans l'Ombre du vent.
Quant à moi je pense lire prochainement Le Jeu de l'ange du même auteur afin de poursuivre ma découverte de l'oeuvre de Carlos Ruiz Zafòn!
28 janvier 2009
Les Immigrés - Lojze Kovacic
Kovacic, Lojze, Les Immigrés, Tome 1 L'enfant de l'exil, Seuil, 2008, 299p.
4ème de couverture: Le premier volume de cette trilogie autobiographique commence en 1938 avec l'expulsion de la famille Kovacic de Suisse et son installation en Slovénie, d'où le père avait jadis émigré.
Il s'achève en 1941 avec l'occupation de LjubljanaLjubljana par les troupes de Mussolini. L'enfant imagine le pays de son père, et se voit déjà galopant sur des chevaux sauvages et naviguant sur les grandes rivières. Mais, après un voyage cauchemardesque, tous les efforts de sa famille pour prendre pied sur cette terre d'exil sont vains. Le petit Bubi, confronté à la misère, la faim, l'hostilité des gens, refuse d'apprendre le slovène et, pour masquer son désarroi, vole, mendie et frôle la délinquance.
Écrits du point de vue de l'enfant, les souvenirs se succèdent en un staccato ininterrompu de visions, fragments concrets de mémoire, tantôt innocents et tendres, tantôt impitoyables et terribles, aboutissant à une description haletante et dense d'une époque dont les déchirements et les conflits se reflètent dans la langue merveilleusement novatrice de l'auteur. Le sens du tragique, la profondeur, la densité narrative et la puissance du langage situent Les Immigrés dans la lignée directe des grands récits européens, de Peter Nadas à Danilo Kis, d'Ismail Kadaré à CzeslawCzeslaw Milosz.
Mon opinion: Que dire de ce livre? A part que la lecture a été pour moi un calvaire! Ces 300 pages auront été les plus longues et ennuyeuses de ma vie!!! Je n'ai pas du tout apprécié ce roman qui traîne en longueur, qui relate les souvenirs d'enfants de l'auteur dans une grande confusion. J'ai été souvent perdue et terriblement lassée par la narration et le style de l'auteur. Je n'ai rien ressenti à la lecture de ce livre, je me suis juste profondément ennuyée. Pour moi c'est une déception car j'étais enthousiaste à l'idée de découvrir un auteur slovène! Et bien ce livre m'a fait l'effet d'une douche froide!
Je tiens à remercier l'équipe de Babelio et les éditions Seuil pour m'avoir offert ce livre!
15 janvier 2009
Mal de pierres - Milena Agus
Agus, Milena, Mal de pierres, Éditions du Livre de Poche, 2009, 152p.
4ème de couverture: Au centre, l'héroïne : une jeune Sarde étrange " aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses ".
Toujours en décalage, toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie. A l'arrière-plan, les personnages secondaires, peints avec une extraordinaire finesse : le mari, épousé sans amour, sensuel, taciturne, à jamais méconnu ; le Rescapé, brève rencontre sur le continent, qui lui laisse une empreinte indélébile ; le fils, inespéré, et futur pianiste ; enfin, la petite-fille, la narratrice de cette histoire, la seule qui permettra à l'héroïne de se révéler dans sa vérité.
Mais sait-on jamais tout de quelqu'un, aussi proche soit-il ?
Mon opinion: pas mal mais déçue. Ayant lu plusieurs critiques positives sur ce roman, c'est avec envie que je me suis plongée dans sa lecture! Certes l'écriture est sobre, poétique, le propos intéressant, le personnage de la grand mère touchant mais vraiment il m'a manqué quelque chose pour que je rentre réellement dans ce livre! C'est donc déçue que j'ai refermé ce court roman!
Ceci dit je compte bien lire Battements d'ailes qui a été très apprécié sur la blogosphère pour me faire un réel avis sur cet auteur!
Les avis de: Flo, Hamnessa, Argantel, Lilly, Sylire, Clarabel, Leiloona, Papillon, Laure, Cathe, Katell, ...
12 juillet 2008
Elle s'appelait Sarah - T. de Rosnay
De Rosnay, Tatiana, Elle s'appelait Sarah, Le livre de Poche, 2008, 403p. Traduit par Agnès Michaux.
4ème de couverture: Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l'étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit.
Paniquée, elle met son petit frère à l'abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible. Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d'Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais. Elle s'appelait Sarah, c'est l'histoire de deux familles que lie un terrible secret, c'est aussi l'évocation d'une des pages les plus sombres de l'Occupation.
Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans vingt pays.
Que dire de ce roman tant lu et critiqué par la blogosphère?!?!? Eh bien que moi aussi j'ai été complètement emportée par cette histoire tellement émouvante, dure et humaine à la fois.
Tout au long du roman, j'ai ressenti le besoin irrémédiable de savoir ce qui était arrivé à Sarah, si elle était toujours envie. Ce besoin de crier que l'on est désolé, indigné, que l'on ne comprend toujours pas ces atrocités et que l'on oubliera jamais ce sombre épisode de l'histoire de France.
A de nombreuses reprises, je me suis reconnue dans la narratrice, dans les sentiments d'incompréhension, de tristesse dans lequel on plonge quand on entreprend des recherches, une étude sur cette période. On est envahi par le souvenir de ces familles, leur douleur et ce désarroi, cette culpabilité qui nous pénètrent devant tant d'horreur, d'abominations .
Pour conclure, vous l'aurez compris, c'est un gros coup de coeur pour ce livre qui m'a touchée particulièrement et qui est un formidable roman sur le devoir de mémoire mais aussi et surtout sur le devoir d'histoire.
A lire vraiment!!!
Les nombreux avis de Laure, Lily, Clarabel, Tamara, Florinette, Pom', et bien d'autres...
Franco-britannique, Tatiana de Rosnay a écrit Elle s'appelait Sarah, son neuvième roman, pour la première fois dans sa langue maternelle.
Le blog du roman: http://ellesappelaitsarah.over-blog.com

