La boîte à lectures!

Surtout des livres et des lectures, mais tout plein d'autres choses aussi!

28 mars 2009

Yukio Mishima - Dojoji et autre nouvelles

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Mishima, Yukio, Dojoji et autres nouvelles, coll Folio2, Gallimard, 2001, 127p.

4ème de couverture: De l'univers des geishas aux rites sacrificiels des samouraïs, de la cérémonie du thé à la boutique d'un antiquaire, Mishima explore toutes les facettes d'un Japon mythique, entre légende et tradition.
D'une nouvelle à l'autre, les situations tendrement ironiques côtoient les drames les plus tragiques : que ce soit la jolie danseuse qui remet du rouge à lèvres après avoir renoncé à se défigurer avec de l'acide en souvenir de son amant, Masako, désespérée, qui voit son rêve le plus cher lui échapper, ou l'épouse qui se saisit du poignard avec lequel son mari vient de se transpercer la gorge. Quelques textes étonnants pour découvrir toute la diversité et l'originalité du grand écrivain japonais.

Mon opinion: bien. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, qui d'après sa biographie, a produit une oeuvre considérable! Dans ce recueil de quatre nouvelles, le lecteur entre dans la complexité et la finesse de la société japonaise. Normes, bienséance, patriotisme, amour fou sont réunis dans ce recueil de nouvelles. Chacune d'elle nous livre un petit bout du Japon et de ses codes, dont une en particulier qui m'a particulièrement touchée. Elle raconte l'histoire d'un couple qui décide de se suicider, l'homme par amour pour sa patrie et la femme par amour pour lui. La plume de Mishima est si magnifique qu'elle sublime complètement cet acte tragique.
Les autres nouvelles sont moins dramatiques (quoique?) mais tout aussi intéressantes d'un point de vue culturel! En somme un recueil de nouvelles à lire pour voyager le temps de quelques pages au pays du soleil-levant!

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03 octobre 2008

Amours nomades - Isabelle Eberhardt

couverture_les_amours_nomadesEberhardt, Isabelle, Amours Nomades, coll  Folio2, Gallimard, 2008.

4ème de couverture:  Tous les matins, à l'heure où le soleil se levait, je venais m'asseoir sous le porche de la zaouïa Sidi Abd er Rahman, à Alger.
J'ai ressenti là, à l'ombre antique de cette mosquée sainte de l'islam, des émotions ineffables au son de la voix haute et forte de l'iman psalmodiant ces vieilles paroles de la foi musulmane en cette belle langue arabe, sonore et virile, musicale et puissante comme le vent du désert où elle est née.


Mon opinion: Je découvre cet auteur avec ce recueil de nouvelles et je dois dire que je ne suis pas déçue. La vie très courte (morte noyée à 27 ans) de cette femme est marquée par le désir de liberté, le voyage et surtout par son amour des pays du Maghreb auxquels elle a voué une véritable passion et leur a consacré sa vie littéraire. Une vie mouvementée, d'exil qui marque l'amour d'une femme pour une culture à laquelle elle rend hommage par l'écriture.

Dans ce recueil de nouvelles, l'auteur nous décrit le Maghreb du XIX°siècle: sa culture, ses paysages... Elle nous conte des amours impossibles, contrariées par les événements, les traditions dans une langue douce, poétique.

Un très bon moment de lecture à accompagner d'un délicieux thé à la menthe!

PS: cette édition est composée d'une présentation de la vie de l'auteur en début de recueil, très intéressante pour découvrir l'histoire  de cette femme.

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18 septembre 2008

Stéphanie Janicot - Tu n'es pas seul(e) à être seul(e)

couverture_tu_n_es_pas_seul____tre_seulJanicot, Stéphanie, Tu n'es pas seul(e) à être seul(e), Le Livre de poche, 2008, 150p.

4ème de couverture: La solitude est partout, dans la promiscuité d'une loge de concierge, dans le cœur d'une adolescente ingrate ou d'une jeune femme branchée, dans l'exaspération d'un couple marié depuis trop longtemps, dans les yeux d'un bébé qui attend sa mère.
partout. Et l'on voudrait nous faire croire que ces instruments (téléphone portable, télévision, Internet. ) destinés à nous relier au monde peuvent y changer quelque chose. Mais c'est tout le contraire. La preuve en 16 nouvelles légères et graves, 16 scènes prises sur le vif, dans un immeuble où chacun se croise sans vraiment se voir
.

Mon opinion: J'ai beaucoup aimé ce petit recueil de nouvelles! Intriguée par le titre et la quatrième de couverture, j'ai plongé au coeur de ce petit livre et je ne regrette pas.

On pénètre au coeur d'un immeuble dont les habitants croient tous se sentir plus seuls que les autres et envient le sort de leurs voisins. Mais la solitude n'épargne personne, et fait souffrir les individus qu'ils soient jeunes ou vieux, riches ou pauvres... 
Grâces à des nouvelles bien construites aux titres souvent percutants, l'auteur réussit à brosser des personnages attachants, émouvants sans jugement ni caricature. On ressort de cette lecture avec une double pensée: non nous ne sommes pas tous seul(e)s à être seul(e)s! et surtout les causes de la solitude sont multiples et toutes "respectables". Et c'est là, toute la finesse de ce recueil de nouvelles!

A lire chers lecteurs!

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03 mai 2008

Le Menteur - Henry James

couverture_le_menteurJames, Henry, Le Menteur, Gallimard, coll. Folio 2, Paris, 2006, 116p.

Résumé: "Le colonel Capadose est un homme fascinant : séduisant, beau parleur, bon cavalier, aimé des femmes - et surtout de la sienne, Everina -, il réunit toutes les qualités dont on peut rêver. Seule ombre au tableau, c'est un menteur invétéré qui affabule à longueur de journée. Lorsque Oliver Lyon, un peintre de talent, amoureux d'Everina, décide de réaliser un portrait du colonel qui révélera au grand jour sa véritable nature, les choses se compliquent... Un court chef-d'œuvre sur l'obsession de l'imposture et une vibrante histoire d'amour."

Mon opinion: très bien. Ce nouvelle est truculente!!! Le lecteur est tenu en haleine dès le début et jusqu'au dénouement de l'intrigue. Henry James cisèle avec précision sa narration et offre des personnages d'une grande qualité. Les thématiques du paraître en société, du mensonge et de l'amour sont abordées de manière originale, tout en finesse, servies par une écriture remarquable! A lire vraiment!

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01 mai 2008

Le joueur d'échec - Stefan Zweig

couverture_le_joueur_d__checZweig, Stefan, Le joueur d'échec, Le Livre de Poche, Paris, 2001, 95p.

Cette nouvelle est parue à titre posthume à Stockholm en 1943 (Stefan Zweig s'étant suicidé avec sa femme en 1942), dans le pays où son éditeur, Bermann  Fischer, s'était exilé. Puis toujours dans la même ville en 1945.
Le texte français paraît en 1944 chez Delachaux et Niestlé et est repris en 1981 aux Éditions Stock.

Résumé: "Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer. Le narrateur y parviendra.
Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges. Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, " pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons ".

Mon opinion: bien. Cette nouvelle est la dernière nouvelle qu'a écrite Stefan Zweig. Dans un récit à la structure enchâssée, le lecteur découvre la vie et la personnalité d'un premier personnage (le champion d'échec) qui nous semble être le personnage principal avant de s'attarder sur le véritable protagoniste de l'histoire, l'inconnu qui défie le champion. On plonge alors longuement dans ses souvenirs pendant la guerre, à l'époque où il a été torturé par la Gestapo d'une bien étrange façon. Puis on perçoit le lien entre les deux histoires, une fois que le thème principal de l'intrigue (une partie d'échec) est réinvesti. Dans un style élégant et maîtrisé, Stefan Zweig aborde les mystères de l'âme humaine à travers deux individus. Créant un suspense qui tient le lecteur dès les premières pages, l'auteur nous offre le portrait de deux personnages, diamétralement opposés, et qui renferment chacun une grande part de mystère, que le narrateur tente de percer!
Une nouvelle qui se lit d'un trait de manière agréable!

Posté par mimienco à 17:14 - Nouvelles - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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