17 avril 2009
Ponyo sur la falaise - Miyazaki
Ponyo sur la falaise, Hayao Miazaki, 1H41, 2009. Film à partir de 6 ans.
Synopsis: Le petit Sosuke, cinq ans, habite un village construit au sommet d'une falaise qui surplombe la Mer Intérieure. Un beau matin, alors qu'il joue sur la plage en contrebas, il découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve, et décide de la garder avec lui dans un seau.
Ponyo est aussi fascinée par Sosuke que ce dernier l'est par elle. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s'occuper d'elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto - un sorcier autrefois humain qui vit tout au fond de la mer - la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s'échappe pour retrouver Sosuke.
Mais avant de prendre la fuite, elle répand l'élixir magique de Fujimoto, l'Eau de la Vie dans l'océan. Le niveau de la mer s'élève, et les soeurs de Ponyo sont transformées en vagues gigantesques qui montent jusqu'à la maison de Sosuke sur la falaise, et engloutissent le village...
Une petite fille et un petit garçon. L'amour et la responsabilité. La mer et l'essence de la vie. Véritable antidote à l'anxiété et aux doutes de notre époque, Ponyo sur la falaise est la fabuleuse histoire d'une mère et de son enfant.
Mon opinion: bien! Dans Ponyo sur la falaise, on retrouve toutes les caractéristiques des films de Miyazaki.
Un univers onirique, des dessins exceptionnels, un scénario qui mêle poésie, humour et questions fondamentales pour provoquer chez le spectateur un véritable enchantement!
Et Ponyo sur la falaise ne fait pas exception! Certes il y a moins de surenchère dans le dessin que dans Le Château ambulant (que j'ai adoré) mais au profit d'une plus grande réflexion sur le scénario. Les questions de l'amour, des choix que l'on est amenés à faire et de leur conséquences, la parentalité, la responsabilité, l'écologie sont abordées avec finesse.
Et c'est là toute la force et la qualité des films de Miyazaki, qui mêle son art aux réflexions qui traversent toutes les sociétés humaines pour notre plus grand plaisir!
Pour voir une galerie de photos du film, c'est ici!
L'avis de: Papillon
11 février 2009
"Curieux destin qu'est le mien"
L'étrange histoire de Benjamin Button, de David Fincher, avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Julia Ormons, Taraji P. Henson, Amérique, 2008, 2h35, d'après la nouvelle de F. Scott Fitzgerald.
Synopsis: "Curieux destin que le mien..." Ainsi commence l'étrange histoire de Benjamin Button, cet homme qui naquit à 80 ans et vécut sa vie à l'envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps. Situé à la Nouvelle-Orléans et adapté d'une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, le film suit ses tribulations de 1918 à nos jours. L'étrange histoire de Benjamin Button: l'histoire d'un homme hors du commun. Ses rencontres et ses découvertes, ses amours, ses joies et ses drames. Et ce qui survivra toujours à l'emprise du temps...
Mon opinion: J'ai vu ce film hier soir et je dois dire que c'est un gros coup de coeur pour moi! David Fincher nous livre un film bouleversant! Servi par des acteurs formidables dans l'interprétation, le réalisateur interroge son spectateur sur le thème de la vieillesse, du temps qui passe, de la différence, de l'amour. Il mèle avec une grande habileté humour, sensibilité, émotion autour d'une question qui hante plus que jamais nos sociétés dites modernes à la recherche perpétuelle de la jeunesse, de la beauté... Mais je ne vous en dis pas plus pour ne pas vous dévoiler tout l'intérêt du film qui vaut vraiment le coup d'être vu!!!!
12 janvier 2009
Che - L'Argentin
Réalisé par Steven Soderbergh avec Benicio del Toro, Demian Bichir, Santiago Cabrera, Che: 1ere partie l'Argentin, 2009, USA, 2h05.
Synopsis: Cuba, 1952 : le général Fulgencio Batista fomente un putsch, s'empare du pouvoir et annule les élections générales. Bravant ce dictateur corrompu, un jeune avocat, Fidel Castro, passe à l'action. Au Guatemala, un jeune argentin idéaliste, Ernesto Guevara, se lance en politique. En 1954, Guevara se réfugie au Mexique. Le 13 juillet 1955, dans un modeste appartement de Mexico, Raul Castro présente Guevara à son frère aîné, Fidel. Ensemble, ils renverseront le régime de Batista.
Mon avis: bien. Cette première partie du film (la deuxième sortant le 29/01) traite l'engagement et la lutte d'Ernesto Guevara dans la guerilla cubaine de la fin des années 50.
D'une part, le film est tout à fait fidèle aux évenements et à la réalité historique de l'époque ce qui témoigne d'un réel travail de recherche et de documentation.
D'autre part, les acteurs et surtout Benicio sont remarquables dans l'interprétation qui de surcroit n'est pas chose aisée quand le personnage interprété est auréolé d'u, mythe et d'un symbole aussi fort. La réalisation est vraiment bien construite avec des scènes comme la bataille de Santa Clara et les épisodes dans une jungle étouffante mais également en alternant avec des scènes en noir et blanc qui présentent le Che d'un point de vue diplomatique lors de ses nombreuses interventions à l'ONU.
Enfin, après avoir vu un tel film, on s'interroge forcement sur la légitimité de l'utilisation de la violence pour une cause aussi juste soit elle, de l'engagement personnel au service d'une cause...
En somme un film à voir!
15 juillet 2008
Valse avec Bachir - Ari Folman
| Valse avec Bachir (Waltz with Bashir) (VOST) |
| France, Allemagne, Israël |
| 2007 – 1h27 |
Synopsis: France, Allemagne, Israël - 1h27 - 2007 Ari, metteur en scène israélien, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents, au cours desquels il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. 26, exactement le nombre de chiens qu'il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80 ! Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades. Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes. Plus Ari s'enfoncera à l'intérieur de sa mémoire, plus les images oubliées referont surface...
Mon opinion: J'AI ADORE!!!!! C'est un gros gros coup de coeur chers lecteurs! Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un aussi bon film d'animation! Tout de A à Z est magistral!! Les dessins, l'animation, l'intrigue, le mélange des genres entre fiction et documentaire, la musique, le message délivré, tout est magnifique, splendidement réalisé avec une telle maîtrise des émotions.... Waouh j'en suis encore toute bouleversée! Car vraiment ce film est remarquable!!
Pardonnez moi chres lecteurs si ma critique n'est pas très constructive mais en tout cas elle est sincère, spontanée et je n'ai qu'un conseil à vous donner :
Allez voir ce film!!!
PS: je l'ai vu en VOST et l'hébreu est vraiment une langue magnifique!
30 avril 2008
Mongol - Sergeï Bodrov
Mongol, Sergeï Bodrov, Russie, avec Tadanobu Asano, Honglei Sun, 2007, VOST, 2h00, pays de production: Etats Unis.
Synopsis: A 9 ans, Temoudjin voyage avec son père, un chef de clan, dans les steppes, il se choisit une fiancée. Sur la route du retour, son père est assassiné par un guerrier rival. Au fil des années, le jeune homme mène une vie aventureuse, faite de combats, d'emprisonnements, d'évasions et de quelques pauses familiales. La jeunesse d'un grand conquérant!
Mon opinion : bien. Passionnée par cette période et l’ayant abordée pendant mon cursus universitaire, je me faisais une joie d’aller voir ce film ! Et bien j’ai été captivée pendant deux heures !!!!
D’une part, Sergei Bodrov nous fait voyager dans des contrées inconnues et magnifiques !!! C’est un régal pour les yeux !! La jeunesse de Temoudjin, futur Genghis Khan, nous est racontée par une succession de scènes entrecoupées d’ellipses au lieu d’une narration continue ; ce qui a mon avis est judicieux étant donné la période couverte (environ 30 ans) l’inverse, me semble t-il, aurait été long et fastidieux.
Ce film n’est donc pas un documentaire mais une véritable fiction, certes s’appuyant largement sur des faits historiques attestés (même si cette période de la vie de Genghis Khan reste assez énigmatique liée au manque de sources) mais qui relate néanmoins certains épisodes qui n’ont aucune réalité historique. Les costumes et les décors sont magnifiques et assez fidèles à l’époque. Les acteurs sont magistraux ainsi que la musique. Le film au rythme plutôt lent alterne entre des scènes ancrées dans des paysages de toute beauté et des scènes de combats remarquablement bien filmées (ex la scène de la horde lors de la bataille avec Jamukha). Ce film n’est pas un condensé de scènes violentes et sanguinolentes entre des hordes de guerriers, comme le laisse entendre la bande annonce, mais plutôt la découverte de la jeunesse, dure et solitaire, (peu souvent traitrée) d’un des plus grands conquérants de l’histoire et la beauté des terres mongoles!!
Un seul bémol peut être. Le fait que Genghis Khan apparaisse véritablement comme un humaniste alors qu’il a été un homme d’une grande cruauté. Ceci dit, ce film étant une fiction, comme je l’ai dit précédemment, cette vision de Genghis Khan témoigne du parti pris et du point de vue du réalisateur, qui d'ailleurs ne prétend pas faire un véritable documentaire!
En deux mots : allez – y !!!
PS : j’ai vu le film en VOST et je peux vous dire que le mongol est une langue magnifique, musicale ! C’est l’autre découverte que l’on fait quand on va voir ce film !!!
07 avril 2008
Les larmes de Madame Wang - Liu Bingjian
Les larmes de Madame Wang ; sud-coréen, français, chinois ; De Liu Bingjian, avec Liao Qin, Xingkun Wei ; 2002 – 1h30.
Synopsis : Artiste au chômage, Madame Wang, vend des cd et dvd au marché noir. Mais elle doit quitter Pékin, lorsque son mari est arrêté afin de renflouer ses dettes de jeu. Accompagnée d'une enfant abandonnée, elle retourne dans sa ville natale située dans la province de Guizhou. Elle demande alors de l'aide à son ancien petit ami, Youming, qui lui conseille de devenir pleureuse professionnelle lors des cérémonies funéraires. Après un mauvais départ, elle devient bientôt la pleureuse la plus populaire de la région.
Mon opinion: pas mal mais sans plus! Ce film nous plonge dans le quotidien d'une chinoise, Madame Wang, au chômage, mariée à un homme qui passe son temps à perdre au jeu l'argent, qu'elle a tant de mal a gagné. On assiste donc à la misère de cette jeune femme qui parvient petit à petit à gagner sa vie. Ce film nous donne à voir la misère de la plupart des chinois qui tranche avec la vision idyllique d'un pays en plein expansion avec ses hôtels de luxe, ses gratte-ciel , qui témoignent d'une prospérité économique grandissante qui ne profite pas à tout le monde! De plus, ce film témoigne également du poids des traditions qui persistent dans une société, qui se veut de plus en plus occidentalisée. Le spectateur assiste parfois à des scènes dithyrambiques et le réalisateur fait preuve d'un cynisme singulier!
Même si ce film possède beaucoup de qualités, je dois avouer que je me suis parfois, voire souvent ennuyée! Un film sympathique mais sans plus!
31 mars 2008
Chasseurs de dragons - A. Qwack et G. Ivernel
Chasseurs de dragons, de Arthur Qwack et Guillaume Ivernel, avec les voix de Vincent Lindon, Patrick Timsit, Marie Drion, 1h22, 2008 (film d'animation)
Synopsis: "Zoé est une petite fille qui croit aux légendes, pas parce qu'elle est naïve mais parce que les légendes, elle aime ça. Afin d'aider son oncle le Seigneur Arnold à se débarrasser d'un terrible dragon, Zoé se met en tête de trouver des héros. Et quand elle tombe sur Gwizdo et Lian-Chu - deux chasseurs de dragon à la petite semaine - et bien tant pis, Zoé décide d'y croire quand même !
Mon avis: génial! Ce film est un vrai petit chef d'oeuvre d'animation en 3D. Le film nous plonge dans des décors somptueux, des univers originaux et loufoques aux mille et un détails. Même si la trame narrative est somme toute banale (un périple long et dangereux pour vaincre un dragon qui est sur le point de détruire l'univers), les personnages sont atypiques, quelque peu anti-héros (par leur physique et certaines de leurs attitudes). Les dialogues sont incisifs, humoristiques et bien construits. Mais le point fort de ce film reste donc la qualité des images et de la réalisation, le choix des plans et surtout ces univers si singuliers qui sont un véritable enchantement!!! A noter aussi, une musique originale et bien choisie ainsi qu'un travail sur les sons, les bruitages très bien effectué!!
Je n'ai qu'un conseil: allez le voir!
25 mars 2008
There will be blood - Paul Thomas Anderson

There will be blood, Paul Thomas Anderson, avec Daniel Day Lewis, Etats Unis, 2h38, 2007. 3 oscars dont celui de meilleur acteur décerné à Daniel Day-Lewis.
Résumé: "Lorsque Daniel Plainview entend parler d'une petite ville de Californie où l'on dit que qu'un océan de pétrole coulerait littéralement du sol, il décide d'aller tenter sa chance et part avec son fils H. W. à Little Boston. Dans cette endroit perdu où chacun lutte pour survivre et où l'unique distraction est l'église animée par le charismatique prêtre Eli Sunday, Plainview et son fils voient le sort leur sourire. Même si le pétrole comble leurs attentes et fait leur fortune, plus rien ne sera comme avant: les trensions s'intensifient, les conflits éclatent, et les valeurs humaines comme l'amour, l'espoir, le sens de la communauté, les croyances, l'ambition et même les liens entre père et fils sont mis en péril par la corruption, la trahison... Et le pétrole."
Mon opinion: génial! Ce film est époustouflant! Passionnée d'histoire, je me suis régalée avec ce film qui retrace l'itinéraire singulier d'un pétrolier de la fin du XIX° et début du XX° siècle. On suit l'évolution de cette homme, de la construction de sa fortune à sa déchéance. Le réalisateur montre la perversité de l'appât du gain, de la volonté de posséder toujours plus au prix de briser sa vie, sa famille, de renier ses convictions. Daniel Day-Lewis est remarquable dans ce film tant il incarne avec profondeur et justesse les terribles évènements de la vie de son personnage jusqu'à la transformation physique d'un corps brisé, usé par le travail de forage et la cupidité. Le parallèle entre Daniel Plainview, prêt à tout pour le pétrole, et le prêtre Sunday (Paul Dano qui joue lui aussi remarquablement), capable de se corrompre pour le salut de son âme et étendre l'influence de son Eglise, témoigne de la dangerosité d'une obsession à laquelle on peut tout sacrifier. La musique, signée Jonny Greenwood, est magistrale ainsi que la manière de filmer! Vraiment, ce film est à voir!





