La boîte à lectures!

Surtout des livres et des lectures, mais tout plein d'autres choses aussi!

27 octobre 2008

La Porte des enfers - Laurent Gaudé

couverture_la_porte_des_enfersGaudé, Laurent, La Porte des enfers, Actes Sud, 2008, 266p.

4ème de couverture: Au lendemain d'une fusillade à Naples, Matteo voit s'effondrer toute raison d'être. Son petit garçon est mort. Sa femme, Giuliana, disparaît. Lui-même s'enfonce dans la solitude et, nuit après nuit, à bord de son taxi vide, parcourt sans raison les rues de la ville. Mais, un soir, il laisse monter en voiture une cliente étrange qui, pour paiement de sa course, lui offre à boire dans un minuscule café. Matteo y fera la connaissance du patron, Garibaldo, de l'impénitent curé don Mazerotti, et surtout du professeur Provolone, personnage haut en couleur, aussi érudit que sulfureux, qui tient d'étranges discours sur la réalité des Enfers.
Et qui prétend qu'on peut y descendre. Ceux qui meurent emmènent dans l'Au-Delà un peu de notre vie, et nous désespérons de la recouvrer, tant pour eux-mêmes que pour apaiser notre douleur. C'est dans la conscience de tous les deuils - les siens, les nôtres - que Laurent Gaudé oppose à la mort un des mythes les plus forts de l'histoire de l'humanité. Solaire et ténébreux, captivant et haletant, son nouveau roman nous emporte dans un "voyage" où le temps et le destin sont détournés par la volonté d'arracher un être au néant.

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Mon opinion: Encore une fois, le roman de Laurent Gaudé est un gros coup de coeur pour moi.  Dans ce nouveau roman, l'auteur nous livre sa conception de la mort et du deuil et interroge cette problématique de manière particulière. Grâce à une plume toujours aussi fine et belle, l'auteur embarque son lecteur dans un parcours initiatique à la rencontre de la mort. Gaudé nous dévoile alors son imaginaire autour des Enfers et nous dresse des personnages émouvants, complexes. Le deuil et la mort ne sont pas traités avec sensiblerie et la manière dont Gaudé traite cette problématique de la souffrance, de la perte peut entrer en résonance avec chaque lecteur.

Encore une fois Gaudé livre un roman passionnant, bien écrit qui pousse le lecteur à s'interroger sur cette question qui touche le commun des mortels. 

Les avis de Lael, Amanda, Laurent, Papillon, et bien d'autres...

17 septembre 2008

Aki Shimazaki - Le poids des secrets

TsubakiSHIMAZAKI, Aki, Le Poids des secrets: Tsubaki, tome 1, coll Babel, Actes Sud, 2005, 114p.

4ème de couverture: Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki.
Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussée à commettre un meurtre. Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin.


HamaguriSHIMAZAKI, Aki, Le Poids des secrets: Hamaguri, tome 2, coll Babel, Actes Sud, 2006, 118p.

4ème de couverture: Deux petits enfants de Tokyo, Yukio et Yukiko, scellent un pacte de fidélité en inscrivant leurs noms à l'intérieur d'une palourde, comme un serment d'amour éternel.
Devenus adolescents, ils se retrouvent à Nagasaki sans se reconnaître ; les sentiments qui les habitent désormais, qui les troublent profondément, leur seraient-ils interdits ? Aux dernières heures de sa vie, la mère de Yukio cherchera à ouvrir les yeux de son fils en lui remettant ce coquillage sorti du tiroir de l'oubli.

TsubameSHIMAZAKI, Aki, Le Poids des secrets:Tsubamé, tome 3, coll Babel, Actes Sud, 118p.

4ème de couverture: Lors du tremblement de terre de 1923, qui a dévasté la région du Kanto et entraîné plus de cent quarante mille morts, la Coréenne Yonhi Kim devient, question de survie, la Japonaise Mariko Kanazawa.
A la fin de sa vie, alors qu'elle est veuve, mère d'un chimiste et grand-mère de trois petits-enfants, le mystère de sa naissance lui est dévoilé : le prêtre catholique qui l'avait recueillie dans son église lors du tremblement de terre, surnommé monsieur Tsubame, était-il l'instrument du destin qui a permis à cette hirondelle de s'élancer hors du nid ?.

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Mon opinion: Cette série, composée de 5 tome, relate l'histoire de plusieurs individus liés par un secret de famille concernant deux enfants, Yukio et Yukiko, demi frère et demi soeur. Dans chaque tome, un des protagonistes de l'histoire raconte son histoire, son secret, ses souvenirs, son point de vue sur les évenements qui le concerne et sur ceux  qui secouent le Japon pendant et après la guerre de 1939-1945. Et c'est là toute l'originalité et l'intérêt de cette série. Les voix se multiplient et apportent à chaque tome une nouvelle dimension. L'Histoire et la mémoire se mêlent pour nous livrer un récit haletant. L'auteur explore la thématique du secret et des souffrances qu'il engendre, et celle de la destinée humaine. Avec une écriture pleine de poésie et de sensibilité, Aki Shimazaki réussit à captiver le lecteur par une intrigue bien construite mêlée à des morceaux d'histoire japonaise tout à fait intéressants! C'est émouvant, captivant, c'est un gros coup de coeur!!

Vraiment, chers lecteurs, lisez cette série!

Pour ma part, je n'ai qu'une hâte: lire la suite!!!!!

Les avis de: Bibliomane, Karine, Pom', Stéphanie, Tamara, Katell ... 


02 août 2008

L'immeuble Yacoubian - Alaa el Aswany

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Egypte

El Aswany, Alaa, L'Immeuble Yacoubian, coll Babel, Éditions Actes Sud, 2004 - 2006 pour la traduction française, traduit de l'arabe par Gilles Gauthier.

4ème de couverture: Construit en plein cœur du Caire dans les années 1930, vestige d'une splendeur révolue, l'immeuble Yacoubian constitue un creuset socioculturel très représentatif de l'Egypte du XXIe siècle naissant.
Dans son escalier se croisent ou s'ignorent Taha, le fils du concierge, qui rêve de devenir policier ; Hatem, le journaliste homosexuel ; le vieil aristocrate Zaki, perdu dans ses souvenirs ; Azzam, l'affairiste louche aussi bigot que lubrique ; la belle et pauvre Boussaïna, qui voudrait travailler sans avoir à subir la convoitise d'un patron. Témoin d'une époque, Alaa El Aswany pose, sans juger, un regard tendre sur des personnages qui se débattent tous, riches et pauvres, bons et méchants, dans le même piège, celui d'une société dominée par la corruption politique, la montée de l'islamisme, les inégalités sociales, l'absence de liberté sexuelle, la nostalgie du passé.
Mais ce roman n'aurait pas conquis un tel nombre de lecteurs dans le monde entier s'il se contentait d'évoquer l'Egypte au tournant du millénaire : en digne héritier d'un DostoïevskiDostoïevski comme d'un Zola ou d'un Mahfouz, c'est bien de l'homme que nous parle Alaa El Aswany, de ses vices et de ses faiblesses, de ses rêves et de ses échecs, et le miroir qu'il tend, pour indulgent qu'il soit, n'en est que plus effrayant

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Mon opinion: coup de coeur. Il m'est bien difficile de parler de ce roman tant il est riche, intense... Donc pardonnez-moi chers lecteurs si cette critique vous paraît informelle et confuse... mais je vais vous livrer pèle mêle mon ressenti vis à vis de ce roman.

Pour commencer, l'auteur (que je ne connaissais pas ) réussit véritablement à nous transporter  en Egypte dans ce quartier populaire du Caire où se trouve cet immeuble si singulier. Singulier par son architecture qui fût l'un des joyaux du Caire au début du XXème siècle mais surtout par les habitants qui s'y côtoient. Car toute la force et la richesse de ce roman tient là.  Alaa el Aswany par la magie de ses mots, nous dépeint le quotidien de plusieurs personnages et nous fait vivre le temps d'un roman, dans la culture, la vie égyptienne dans toute sa beauté mais également ses faiblesses.
On y rencontre Taha Chazli, jeune homme brillant et travailleur dont le rêve est de devenir policier; Boussaïna, sa petite amie, dont la subsistance de sa famille repose sur ses épaules et qui tente par tous les moyens de vivre ou plutôt de survivre sans perdre sa dignité de femme; Hatem, journaliste homosexuel vivant, son amour pour les hommes, caché, dans l'ombre; Zaki, l'aristocrate déchu lors de la révolution et qui se noie dans la nostalgie et ses souvenirs; Azzam, l'homme d'affaire lubrique, dont les appétits sexuels sont sans bornes...
Tous sont très différents, partagent le même immeuble mais représentent en partie la société égyptienne. A travers les parcours de tous ces personnages, l'auteur nous dresse le portrait de l'Egypte, mais surtout nous raconte la nature humaine. Tel les naturalistes, Alaa el Aswany, nous montre les sentiments humains les plus profonds, les plus beaux mais également les plus abjects: le mensonge, la corruption, la cupidité... L'auteur nous livre des personnages d'une grande complexité, d'une grande richesse, déchirés entre leurs convictions et la réalité de la société...
La force de ce roman tient donc dans l'écriture de l'auteur qui nous transporte véritablement dans une autre culture, un autre pays avec une telle force que l'on a l'impression d'y être; mais également dans la manière très nuancée de raconter ces histoires, sans jugement, sans préjugés, sans idéalisme. L'auteur critique certains aspects de la société égyptienne ( prostitution, rigorisme religieux, corruption, manque de démocratie, de liberté sexuelle...) avec justesse sans tomber dans la caricature.

Ce roman intense ne se limite pas à dresser un portrait de l'Egypte mais s'attache à montrer les aspects de l'âme humaine avec habileté et justesse tout en réussissant à nous transporter véritablement au coeur de la culture égyptienne. Dépaysement et réflexion se mêlent à merveille sous la plume d'Alaa el Aswany, qui nous livre ici un roman magnifique.

Alors vous l'aurez compris chers lecteurs, lisez le!!!

Les avis de: Betty, Florinette, et pleins d'autres, vous pouvez laisser les liens en com'!

28 juillet 2008

José - Richard Andrieux

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Andrieux, Richard, José, Edition Héloïse d'Ormesson, 2007, 123p.

" Le monde nous appartient. Il suffit juste de penser que tout est possible, ici ou ailleurs..."
(Citation en exergue)

4ème de couverture: José a neuf ans. Ce bout de chou n'a jamais connu son père ; il vit avec sa mère, avec un lit qu'il appelle " voyage ", et un bougeoir rebaptisé le " colonel " Dans sa chambre, il s'invente un univers qui n'existe que pour lui. Personne n'y a accès, pas même sa propre mère. Reviendra-t-il indemne de cet ailleurs dans lequel il se mure ? Le docteur dit de ne pas trop s'inquiéter, alors sa mère attend, sans trop y croire.
Avec une infinie pudeur, Richard Andrieux explore l'imaginaire d'un enfant à part, qui tient par un fil, suspendu entre deux mondes.

Dès que j'ai reçu ce livre par la poste ( de Martine qui me l'a gentiment envoyé et que je remercie) j'ai commencé à lire les premières pages, et ... je me suis arrêtée qu'après avoir lu la dernière page!!! Ce roman m'a vraiment happé!!!

José, petit garçon de neuf ans, réinvente son environnement, se construit un univers personnel auquel personne n'a accès, même pas sa mère qui se désespère de ne plus pouvoir communiquer avec son fils. José souffre, il se renferme. Puis sa mère décède et José part habiter chez sa tant. Un jour il lit une lettre que sa mère lui avait écrite des années auparavant, et là il s'effondre. José souffre tellement qu'il met sa vie en danger. Il est hospitalisé...

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Vous l'aurez compris, chers lecteurs, ce roman est vraiment un coup de coeur!! Pour son premier livre, Richard Andrieux réusiit à traiter un sujet dur avec une grande sensibilité sans jamais tomber dans la sensiblerie.
Avec une écriture simple, sobre (qui peut surprendre) l'auteur explore l'imaginaire d'un petit garçon qui se mure dans une réalité reconstruite. C'est touchant, émouvant, et on a qu'une seule envie durant tout le roman, serrer ce petit garçon dans ses bras...
Une phrase sur la quatrième de couverture résume très  bien ce que j'ai ressenti à la lecture de José:

"Tendre et poignant, José émeut jusqu'aux larmes"

Je remercie Florinette pour le prêt et pour cette belle découverte!

Les avis de: Laure, Martine, Lily, Gawou,...

12 juillet 2008

Elle s'appelait Sarah - T. de Rosnay

couverture_elle_s_appelait_sarahDe Rosnay, Tatiana, Elle s'appelait Sarah, Le livre de Poche, 2008, 403p. Traduit par Agnès Michaux.

4ème de couverture: Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l'étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit.
Paniquée, elle met son petit frère à l'abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible. Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d'Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais. Elle s'appelait Sarah, c'est l'histoire de deux familles que lie un terrible secret, c'est aussi l'évocation d'une des pages les plus sombres de l'Occupation.
Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans vingt pays.

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Que dire de ce roman tant lu et critiqué par la blogosphère?!?!? Eh bien que moi aussi j'ai été complètement emportée par cette histoire tellement émouvante, dure et humaine à la fois.
Tout au long du roman, j'ai ressenti le besoin irrémédiable de savoir ce qui était arrivé à Sarah, si elle était toujours envie. Ce besoin de crier que l'on est désolé, indigné, que l'on ne comprend toujours pas ces atrocités et que l'on oubliera jamais ce sombre épisode de l'histoire de France.

A de nombreuses reprises, je me suis reconnue dans la narratrice, dans les sentiments d'incompréhension, de tristesse dans lequel on plonge quand on entreprend des recherches, une étude sur cette période. On est envahi par le souvenir de ces familles, leur douleur et ce désarroi, cette culpabilité qui nous pénètrent devant tant d'horreur, d'abominations .

Pour conclure, vous l'aurez compris, c'est un gros coup de coeur pour ce livre qui m'a touchée particulièrement et qui est un formidable roman sur le devoir de mémoire mais aussi et surtout sur le devoir d'histoire.

A lire vraiment!!!

Les nombreux avis de Laure, Lily, Clarabel, Tamara, Florinette, Pom', et bien d'autres...

Franco-britannique, Tatiana de Rosnay a écrit Elle s'appelait Sarah, son neuvième roman, pour la première fois dans sa langue maternelle.

Le blog du roman: http://ellesappelaitsarah.over-blog.com

05 juillet 2008

Attention coup de coeur!!!

couverture_les_murailles_de_SamarisPeeters, Benoît et Schuiten, François, Les Cités Obscures, Les Murailles de Samaris-tome 1, Casterman, 1988, 62p.

Un homme habitant la cité de Xhystos est mandaté par les membres du Conseil pour accomplir une mission dans la cité de Samaris, cité dont les quelques personnes qui y sont allées ne sont jamais revenues...

Je ne vous dévoile pas plus l'intrigue car sinon il n'y aurait plus de suspense!!

Mon opinion: j'ai adoré!!! Peeters et Schuiten débutent leur série Les Cités Obscures avec ce premier tome Les Murailles de Samaris publié pour la première fois dans les années 80 dans le magazine A Suivre dont je vous ai déjà parlé ici!

Ils commencent alors une collaboration qui se révélera longue et fructueuse! Mais venons en aux faits! Ce tome 1 est une pure merveille, il est vraiment magnifique! Peeters et Schuiten nous dévoilent un monde vertigineux avec des cités splendides dont l'architecture fait rêver! Car l'architecture est importante dans cette série puisque le concept original des deux créateurs est de faire du décor (donc de la ville ) un personnage à part entière voire le personnage principale de cette bande dessinée! Et je peux vous dire chers lecteurs, que s'est magistralement réussi! On en prend plein les yeux sur 62 pages et on en redemande! J'ai été complètement captivée par ces cités si mystérieuses!

De plus, à la fin de l'édition que j'ai empruntée à la bibliothèque, Peeters décrit le travail de collaboration avec Schuiten; comment ils ont trouvé leur concept, leur travail, leurs idées mais aussi leurs regrets étant donné que c'était leur premier travail collaboratif. Et c'est très intéressant de connaître la naissance d'une oeuvre, les difficultés rencontrées ainsi que les explications que l'auteur peut apporter sur la BD! Vraiment instructif!

Pour conclure chers lecteurs, c'est vraiment un gros coup de coeur!!

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PS: il y a plusieurs tomes qui composent cette série, j'ai emprunté ce matin les tome 2 et 3, je vais me régaler, je crois!

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04 juin 2008

A l'orée des Fées - L. Major, C.Delanssay

Or_e_des_f_esLenia Major, Cathy Delanssay, A l'orée des fées, Éditions Balivernes, 2006, 69p.

4ème de couverture: Qui sont donc les fées? Mystérieuses et bienveillantes beautés. Elles sont présentes autour de nous chaque instant. Elles veillent sur notre destin et pourtant. Nous ne les voyons presque jamais. Ce livre vous révèlera certains de leurs secrets. Peut-être les avez-vous déjà croisées? Préparez-vous à les adorer! 

Mon opinion: ah que dire d'un tel talent! Cathy Delanssay nous offre un beau voyage au pays des fées, plein de finesse, de couleurs, de volupté... Accompagné par les textes magnifiques et très poétiques de Lénia Major, on ne peut que passer un moment formidable à lire cet album. On rêve, on s'évade, on oublie un instant le monde et on passe des heures à regarder les images! C'est un pur délice, un moment d'évasion!

Lisez cet album et laissez vous transporter par tant de beauté!

PS: quand j'étais petite je croyais dur comme fer aux fées, j'aurais adoré lire cet album à cet âge! Le blog de Cathy Delanssay, ici

PS: j'ai une préférence pour la fée Céleste, Garance et Couldouce! J'ai adoré le texte pour la fée Nagazaki!
    

Posté par mimienco à 18:42 - Albums - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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26 mai 2008

Sorcières, Mes Soeurs - Chantal Montellier

couverture_sorci_res_mes_soeursMontellier, Chantal, Sorcières, mes soeurs, La boîte à Bulles, coll Champs Libre, 2006, 82p.

Présentation de l'éditeur: " La chasse aux sorcières permet de cristalliser sur quelques individus une véritable peur sociale.
La sorcière personnifie la notion de déviance par rapport aux normes. Pour parvenir à faire de la sorcière un objet de méfiance, il fallait susciter des sentiments violents, de haine, de mépris, de dégoût, de scandale. " Chantal Montellier y voit le parfait symbole de la féminité refusée, du droit à la différence bafoué. Et pas seulement au Moyen Âge ! Sorcières mes sœurs est un recueil d'histoires courtes inédites en album, pour la plupart publiées dans le magazine A Suivre.
Parmi les plus belles planches de l'auteur...

Mon opinion: très bien. J'ai découvert les premières planches de ce recueil l'année dernière, lors de mon mémoire pour mon master d'histoire. Mon sujet de recherche était l'image des femmes (en tant qu'héroïne et dessinatrice/scénariste) dans la bande dessinée et mes sources étaient les dix premières années du magasine mensuel de bande dessinée A Suivre (1978-1988). J'ai donc dépouillé ces 120 numéros et j'ai rencontré les bandes de Chantal Montellier, Comès, Tardi, Schuitters,... Traitant des femmes, ces bandes ont donc été primordiales pour les recherches que j'avais entreprises.

Chantal Montellier a publié la plupart des bandes de ce recueil dans A Suivre, qui a été, à l'époque, l'un des premiers magasines  à développer la bande dessiné d'auteurs et les romans graphiques en France et en Belgique. Publié par Casterman, de nombreux artistes ont collaboré à ce magazine qui dans sa première décennie a eu une production foisonnante de très grande qualité.

Alors quand j'ai découvert ce recueil dans les bacs à BD dans lesquels je farfouillais à la bibliothèque, je l'ai de suite emprunté pour pouvoir relire les bandes sur lesquelles j'avais planché et découvrir les autres.
Et je peux vous dire que je n'ai pas été déçue!!!!
Dans ce recueil, Chantal Montellier en tant que scénariste et dessinatrice engagée, investit le mythe de la sorcière, et interroge par ce prisme  les violences sous toutes ses formes faites aux femmes, le rapport entre la norme et la déviance, le droit à la différence, la violence de la société bien pensante qui opprime les individus socialement "différents" ou "dangereux", la liberté...
Dans son style si particulier, Chantal Montellier nous livre des planches magnifiques avec une composition originale, des dessins et des couleurs maîtrisés qui servent de manière magistrale le propos. Le propos peut paraître un peu démodé mais il est attaché à un contexte bien particulier de la société française de la fin des années 70 et des années 80 et entre tout de même en résonnance avec notre société actuelle!

Vraiment c'est un gros coup de coeur pour l'oeuvre de cette femme qui a réussi à s'imposer à une époque où la bande dessinée était dominée par une production massivement masculine.

Posté par mimienco à 19:20 - Bandes Dessinées - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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23 mai 2008

La Mort du roi Tsongor - Laurent Gaudé

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Gaudé, Laurent, La Mort du roi TsongorTsongor, Éditions Actes Sud, coll Babel, 2005, 204p.

4ème de couverture: Dans une Antiquité imaginaire, le vieux TsongorTsongor, roi de Massaba, souverain d'un empire immense, s'apprête à marier sa fille.
Mais au jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate : c'est Troie assiégée, c'est Thèbes livrée à la haine. Le monarque s'éteint ; son plus jeune fils s'en va parcourir le continent pour édifier sept tombeaux à l'image de ce que fut le vénéré - et aussi le haïssable - roi TsongorTsongor. Roman des origines, récit épique et initiatique, le livre de Laurent Gaudé déploie dans une langue enivrante les étendards de la bravoure, la flamboyante beauté des héros, mais aussi l'insidieuse révélation, en eux, de la défaite.
Car en chacun doit s'accomplir, de quelque manière, l'apprentissage de la honte. 

Mon opinion: très bien. C'est par ce roman que je découvre Laurent Gaudé. Et je dois avouer que je suis soufflée! J'ai adoré ce roman. Je ne sais par quoi commencer, comment exprimer ce que j'ai ressenti! L'auteur m'a emporté véritablement dans un autre monde, une "antiquité imaginaire" où se mêle une intrigue chargée d'amour, d'honneur, de guerre, de honte.

Le roi TsongorTsongor, brillant conquérant qui réussit à bâtir un empire, décide de marier sa fille Samilia au prince des royaumes du sel, Kouame. Mais, durant son enfance, Samilia a promis sa main à Sango Kerim, un enfant élevé comme son fils par le roi TsongorTsongor. La veille du mariage, Sango Kerim vient chercher sa promise. Samilia se trouve donc déchirée entre sa promesse d'enfant à Sango Kerim et le beau prince Kouame dont elle est amoureuse. Qui qu'elle choisisse, l'un ou l'autre sera bafoué et une guerre éclatera. Son destin, celui de sa famille, de sa cité va se jouer là. Et la guerre éclate après la mort du roi TsongorTsongor. Souba, le dernier enfant de TsongorTsongor, a promis à son père avant sa mort de lui ériger sept tombeaux en son honneur à travers tout l'empire. La veille de la guerre, il part donc sur les routes afin d'accomplir sa promesse...

Et là, le lecteur est complètement transporté. Par un style singulier, une plume magnifique, Laurent Gaudé nous plonge dans un monde où l'honneur, le courage, l'amour des siens, de sa famille sont rois. On suit l'évolution de tous les personnages le coeur battant! On sent le sol trembler sous nos pieds lors des batailles, on entend les cris, on ressent la solitude et le désespoir qu'éprouvent Souba pour accomplir sa tâche, la tristesse et le désarroi de Samilia dont la vie est sacrifiée...
Vraiment ce roman est intense. Ce n'est pas un roman historique, un roman purement épique, il mêle de nombreuses thématiques, il convoque des sentiments variés... Il est tout simplement magnifique!

Vraiment c'est un gros coup de coeur et j'ai hâte de découvrir les autres oeuvres de Laurent Gaudé!

PS: j'adore la couverture!

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